Henri Bonneau

Vigneron mythique de Châteauneuf-du-Pape, Henri Bonneau, qui a eu 73 ans cette année, représente pour beaucoup d’oenophiles un phénomène en voie d’extinction. L’homme est discret, secret et aimable et surtout il raconte ses histoires comme un témoin d’un autre temps, avec une langue qui n’est qu’à lui. Il débute à la vigne en 1956, fort d’une lignée qui a commencée en 1667. Natif de la région, il habite toujours au dessus du fameux chai qui est construit sur plusieurs étages. Lorsqu’on a la chance d’y descendre, on y trouve les même vieilles barriques qu’utilisaient son grand-père, et un vieux pressoir comme il ne s’en fait plus.

Une rencontre avec  Henri marque l’imaginaire puisque à son approche on sent tout de suite qu’on se trouve face à un grand homme. Il n’aime pas trop, comme beaucoup d’autres, parler de ses vins. Henri préfère discours sur l’amitié, s’inquiète de vous au premier abord et se met à parler comme à un ami : la chasse, la guerre d’Algérie, son père, son amour de la table. Au sortir de la cave on sait aussi qu’on a vécu un grand moment de sagesse et d’humilité.

Chez Bonneau c’est le grenache noir qui domine. Selon lui, c’est le véritable cépage du coin. Les vignes actuelles ont été plantées par Henri il y a de ca environ 40 ans. Ici les cuvées naissent comme nulle part ailleurs. Au début elles sont classées par grande, et petite cuvée (elles deviendront respectivement Célestin et Marie-Beurrier). Les barriques ne peuvent qu’être déclassées avec le temps si Henri n’est pas satisfait. Par exemple en 2003, il y avait au départ une Célestin qui se dessinait. Au final, il n’eut que de la Marie-Beurrier. Au chai c’est du pur travail à l’ancienne : pas de levurage, pas de collage, de chauffage, de sulfitage (sauf à la mise), et bien sur pas de filtration. Enfin, comme on aime chez Glou.

Les vins d’Henri sont intenses, parfumés, puissant et intemporels. Pour la plupart, ils sauront nous parler de mieux en mieux avec le temps. Depuis quelques années Henri ne va plus dans les vignes. Il reste tout aussi présent par ailleurs à la dégustation et élaboration des vin. Avec plus de 50 ans de vendanges, on ne laisse pas son labeur facilement.

appellation: châteauneuf-du-pape
superficie: 6 hectares dont 3 hectares sur le leiu-dit La Crau à Châteauneuf-du-pape et 3 ha en vin de France (Guard)
climat et sol: galets roulés
conduite de vigne: gobelet
mode de culture: en bio depuis tellement longtemps, les vignes n’ont jamais vu de chimie
production: environ 18000 bouteilles
vins disponibles: Marie Beurrier 2006
vins à venir: Réserve des Célestins 2007, Marie-Beurrier 2005 – SAQ Signature  

les barriques n'on pas changées depuis le grand-père d'Henri

À venir

  • Deviens Glouer

  • LE JUS DE LA SEMAINE

    LORENZO CORINO

    ACHILLE 2007

    45,81 $ caisse de 6